La musique est le seul art qui ne cherche pas à reproduire, elle est pure invention, divine und humaine. Gigantesque et minuscule. Universelle.
C’est pourquoi elle nous emporte (euphorie = bien porter), change notre vie, la rend possible.
Et c’est sans doute parce qu’elle ne représente rien de concret qu’elle nous aide à lutter, à aimer, à attendre, à continuer de sourire du coin des yeux. Sans elle, nous mourrons aussi sûrement que le soleil est vent.
C’est un chiffon tzigane, qui déguise nos maux en mots, les fait exploser en cent un mille feux d’artifices.
La musique, telle une eau irréelle. Fusion du corps, du cœur et de l’esprit. Triumvirat magique, qui n’aspire qu’à être céleste, insolente et heureuse. Tout se chante, se pleure et se rit au fil d’un petit violon. Les plus grandes colères. Les amours les plus fous. Les rêves les plus mièvres.
Les voyages intérieurs, l’ennui des couturières, les saisons et les cons.
Qu’hommage soit ici rendu aux musiciens, musiciennes.
Troubadours des champs, rockeurs des plages, amateurs de fredaines et rengaines pour le long trajet.
On n’a pas fait exprès, mais cela fait partie à jamais de mon adieu : Gadjo Dilo, absolument sublime, michto ! Regardez plutôt…
